jeudi 1 avril 2010

Viol sur mineure et pédophilie : Un quinquagénaire polygame accusé par une gamine de 15 ans:


Du fond de sa cellule de prison, Ch. Nd. doit certainement prier pour que le tribunal suive le réquisitoire du parquet qui demande sa relaxe. En effet, ce quinquagénaire marié à deux épouses s’est retrouvé à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour avoir été accusé de viol sur une mineure âgée de 15 ans et pédophilie. L’arrestation de ce père de famille résulte d’une plainte que l’oncle de la prétendue victime a déposée au niveau du commissariat de police des Parcelles assainies pour le viol sur sa nièce, R. S. Cette dernière âgée de 15 ans, après le Magal de Touba, plus précisément le 8 février dernier, était subitement prise par des maux de ventre, accompagnés de saignements. Acheminée au dispensaire Nabil Choucair, la sage-femme apprend à la mère de la patiente que sa fille vient de faire un avortement. Interrogée sur l’auteur de la grossesse qu’elle venait de perdre, R. S pointe un doigt accusateur vers Ch. Nd. Ce dernier balaie d’un revers de main les accusations de la jeune fille. Malgré ses dénégations, une première plainte est déposée contre lui. Seulement, la mère de la victime va se rétracter et retirer sa plainte. Une décision qui n’a pas plu à l’oncle de la supposée victime qui dépose une nouvelle plainte. Devant les juges, R. S a réitéré ses déclarations faites à l’enquête. D’après elle, le prévenu a abusé d’elle à trois reprises. ‘Il attendait que ma mère parte au marché à 5 heures du matin pour me contraindre à des relations sexuelles, sous la menace d’un couteau’, déclare la jeune qui précise avoir gardé le silence à cause des menaces. Interrogé à son tour, CH . Nd., qui a toujours nié les faits, s’est dit surpris par les accusations de la partie civile. ‘J’ignore pourquoi elle m’accuse mais je ne l’ai jamais touchée’, se défend le père de famille, accusé par la mère de R. S d’avoir remis 75 mille francs Cfa à un de ses amis pour étouffer l’affaire. Pourtant, lors de l’enquête, la dame a soutenu qu’elle ignorait si le prévenu avait mandaté ses frères et son ami. Quoi qu’il en soit, ce dernier a réfuté les allégations de la mère de la partie civile, en précisant qu’il a agi de son propre chef et en raison uniquement du bon rapport de voisinage existant entre lui et son accusatrice. Un argument qui n’a pas convaincu l’avocat de la partie civile qui a réclamé la somme de deux millions de dommages et intérêts. Dans son réquisitoire, la représentante du parquet a estimé que les déclarations de la partie civile ne sont pas suffisantes pour entrer en voix de condamnation. C’est pourquoi, elle sollicite la relaxe au bénéfice du doute du prévenu. Saisissant au rebond ce réquisitoire, l’avocat de la défense déclare que ‘le doute doit profiter au prévenu’. Ainsi, Me Baboucar Cissé sollicite au principal la relaxe pure et simple et la relaxe au bénéfice du doute subsidiairement.

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